Le gouvernement malien a adopté, mercredi 4 mars, une série de textes visant à réorganiser le financement du développement local et à encadrer davantage les activités des associations et fondations, selon le communiqué du Conseil des ministres.
Parmi les décisions annoncées figure la restructuration de l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT), un établissement public créé en 2000 pour soutenir les investissements des collectivités territoriales. Cette agence joue un rôle central dans le financement de projets locaux, notamment dans les domaines des infrastructures, de l’éducation et de la santé.
La réforme prévoit l’intégration des Agences de développement régional , mises en place en 2015 pour accompagner les collectivités dans la conduite de leurs projets de développement. Selon le gouvernement, les évaluations menées sur ces structures ont fait apparaître des résultats jugés limités. Leur absorption par l’ANICT vise ainsi à simplifier l’organisation institutionnelle et à améliorer la gestion des investissements territoriaux.
Le Mali compte actuellement 819 communes réparties dans 19 régions et 159 cercles. Ce vaste maillage administratif s’accompagne d’importants besoins en infrastructures et en services de base, faisant des investissements publics locaux un levier essentiel pour le développement des territoires.
Les textes adoptés introduisent également de nouvelles dispositions concernant les associations et les fondations. Ils précisent notamment le champ du contrôle administratif, les relations entre les services chargés du contrôle et les autorités compétentes, ainsi que certaines conditions encadrant les activités de ces organisations.
Aida Rachel KOUMONDJI (stagiaire)




