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L’université de Cambridge restitue 116 artefacts à Benin city

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L’université de Cambridge a officiellement transféré la propriété légale de 116 artefacts du Bénin à la Commission nationale nigériane des musées et monuments (NCMM), agissant dans le cadre d’un accord de gestion avec le Palais royal du Bénin.

L’annonce, rendue publique le 8 février 2026, marque une étape majeure dans le processus international de restitution des biens culturels africains acquis pendant la période coloniale.

Ces objets, conservés jusqu’ici au Museum of Archaeology and Anthropology (MAA) de Cambridge, avaient été saisis par les forces britanniques lors du sac de Benin City en février 1897, au cours de l’expédition dite « punitive ». Ils sont principalement constitués d’objets en laiton, mais comprennent également des sculptures en ivoire et en bois, témoignant de la richesse artistique et spirituelle du royaume du Bénin.

La décision de restitution fait suite à une demande officielle formulée par la NCMM en janvier 2022. Après examen du dossier, le Conseil de l’université de Cambridge a reconnu la légitimité de la requête, avant d’obtenir l’autorisation formelle de la Charity Commission du Royaume-Uni, conformément au cadre juridique applicable aux institutions universitaires et muséales britanniques.

Si la majorité des artefacts sera physiquement transférée au Nigeria dans les mois à venir, dix-sept pièces resteront temporairement à Cambridge. Elles seront prêtées au MAA pour une durée initiale de trois ans, afin de demeurer accessibles au public, aux étudiants et aux chercheurs, dans un esprit de coopération scientifique et culturelle.

Pour le directeur du MAA, le professeur Nicholas Thomas, cette restitution est l’aboutissement de plus d’une décennie d’échanges et de réflexions partagées. Il souligne que le soutien en faveur du rapatriement des artefacts acquis dans un contexte de violence coloniale n’a cessé de croître, tant au sein de l’université que dans l’opinion publique internationale.

Du côté nigérian, le directeur général de la NCMM, Olugbile Holloway, a salué une décision historique, estimant que le retour de ces objets dépasse leur valeur matérielle. Il y voit une restauration de la dignité, de la mémoire et de la fierté du peuple béninois, longtemps privées de ces symboles de son histoire et de son génie artistique.

Aida Rachel KOUMONDJI(stagiaire)

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