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Café-cacao : l’union des acteurs pour reprendre le contrôle du marché

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La filière café-cacao traverse une période de fortes turbulences. Après une flambée historique, les prix ont brutalement chuté, passant de près de 6 000 francs CFA à environ 2 000 francs CFA, fragilisant l’ensemble des acteurs, en particulier les producteurs, premiers exposés aux effets de cette instabilité.

Dans ce contexte, la concertation entre tous les acteurs devient indispensable. Au Togo, associations de producteurs, acheteurs, exploitants, exportateurs et consommateurs se sont retrouvés ce mercredi 28 janvier à l’hôtel Sarakawa ,pour définir des orientations communes, pour mieux gérer les stocks et pour adopter des stratégies coordonnées.

Malgré une production locale essentielle, la fixation des prix reste largement dictée par l’extérieur. En l’absence d’une organisation collective solide, la loi du marché international continue de s’imposer, au détriment des économies locales.

Les acteurs de la filière ont d’importants stocks invendus. Producteurs, acheteurs, exploitants et exportateurs font face à des volumes parfois supérieurs à 1 500 tonnes, une situation lourde de conséquences financières pour un pays producteur de taille modeste.

Face à cette crise, la consommation locale apparaît comme un levier stratégique majeur. Des initiatives ont été mises en place pour structurer le marché intérieur et encourager la transformation locale. « Nous n’avons pas créé un simple département, mais une véritable direction dédiée à la promotion de la consommation du café et du cacao. L’objectif est de structurer durablement le marché intérieur, en misant sur la qualité, la transformation locale et la formation des acteurs. Sans consommateur local, il n’y a pas de filière solide », explique Enselme Gouthon, secrétaire général.du comité de coordination pour les filières café cacao .

Le défi reste toutefois important. Le marché national demeure limité comparé aux pays européens, où la consommation par habitant est nettement plus élevée. Le café et le cacao ne font pas encore pleinement partie des habitudes alimentaires locales, ce qui impose un travail de sensibilisation de long terme.

Aida Rachel KOUMONDJI (stagiaire)

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