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CAF : Samuel Eto’o parmi les possibles successeurs de Patrice Motsepe

La course à la présidence de la Confédération africaine de football semble déjà lancée. Selon le quotidien britannique The Guardian, Samuel Eto’o fait partie des dirigeants qui pourraient briguer la succession de Patrice Motsepe.

L’ancien attaquant camerounais n’a pourtant fait aucune annonce officielle. Voici ce qui est dit, ce qui est confirmé, et pourquoi ce débat s’ouvre maintenant.

Un départ annoncé pour 2029

Patrice Motsepe, homme d’affaires sud-africain, préside la CAF depuis 2021. Il a été réélu sans opposant en mars 2025, pour un second mandat de quatre ans qui court jusqu’en 2029. Il a affirmé qu’il ne briguerait pas de troisième mandat. Il l’avait dit le 22 juillet 2026 lors d’une conférence de presse en Afrique du Sud, puis l’a répété au Cap-Vert la semaine dernière.

Cette position ouvre mécaniquement la question de sa succession. Mais le contexte compte aussi. Selon The Guardian, la direction de Motsepe subit une pression croissante, notamment après le revirement sur le rythme de la Coupe d’Afrique des nations. La CAF avait annoncé en décembre 2025 un passage à un cycle de quatre ans, puis elle s’oriente vers un retour au cycle de deux ans, dix mois seulement plus tard. Selon le journal, la CAF doit confirmer ce retour à Abidjan le mois prochain.

Le même article évoque aussi des interrogations sur les finances de la CAF, sur les négociations des droits de diffusion et sur la préparation de la CAN 2027. Ce sont des critiques rapportées par la presse, pas des conclusions établies.

Qui sont les noms qui circulent ?

Quatre personnalités sont citées. Il y a d’abord Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football, la FECAFOOT, depuis décembre 2021, et membre du comité exécutif de la CAF. Il y a aussi Ahmed Yahya, président de la fédération mauritanienne, Yacine Idriss Diallo, président de la fédération ivoirienne, et Souleiman Waberi, de Djibouti.

Lire aussi : Algérie-Cameroun: Samuel Eto’o annonce une plainte

Selon The Guardian, tous chercheraient déjà à obtenir le soutien de Gianni Infantino, le président de la FIFA, au cas où Motsepe quitterait ses fonctions avant la fin de son mandat. Eto’o aurait une longueur d’avance sur ce terrain. Plusieurs médias sportifs africains le décrivent comme le profil le plus crédible, car il s’est montré constamment favorable à Infantino tout en défendant l’autonomie du football africain.

Son parcours explique cet intérêt. Quadruple Ballon d’or africain, il a connu une carrière de premier plan en Europe avant de se tourner vers l’administration du football. Sa candidature au comité exécutif de la CAF avait d’abord été rejetée, puis il y est entré en mars 2025, élu par acclamation comme seul candidat de l’Union des fédérations d’Afrique centrale.

Ce qui n’est pas confirmé

Il faut le répéter. À ce stade, Samuel Eto’o n’a annoncé aucune candidature à la présidence de la CAF. Son nom apparaît dans des sources rapportées par la presse, pas dans une déclaration officielle. Aucun calendrier électoral n’a non plus été ouvert, et d’autres noms peuvent encore émerger d’ici 2029.

Le chemin est aussi plus compliqué qu’il n’y paraît. Un candidat doit remplir des conditions fixées par les statuts de la CAF et obtenir le soutien de fédérations membres. Un départ anticipé de Patrice Motsepe n’est pas automatique non plus, et rien ne dit qu’il aura lieu. Certains analystes rappellent qu’il serait excessif de conclure que la FIFA aurait déjà choisi son favori.

Il faut enfin garder en tête que les rumeurs de succession font partie du jeu habituel des institutions sportives. À chaque période de tension, les noms des futurs candidats circulent, ce qui permet de tester les soutiens avant toute décision.

Cette affaire montre que le pouvoir à la CAF se joue autant dans les réseaux d’influence que sur le terrain. Les voix des 54 fédérations membres décident du vote, et chaque prétendant doit convaincre des dirigeants de pays très différents, tant par leur taille que par leurs moyens.

Pour les supporters, l’enjeu est concret. La personne qui dirigera la CAF décidera du rythme de la CAN, de la place de la future Ligue des nations africaine, de la répartition des revenus et des relations avec la FIFA et les clubs européens.

Pour le moment, le plus probable est que les discussions se poursuivent en coulisses. Il faudra surveiller la confirmation du calendrier de la CAN à Abidjan, les éventuelles déclarations d’Eto’o et des autres noms cités, et les réactions des fédérations. D’ici 2029, le paysage peut encore changer plusieurs fois.

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