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Togo : le MACOEC veut professionnaliser les métiers de la beauté

La 1ère édition du Make-up Coiffure Esthétique Championship (MACOEC) a été officiellement lancée le 12 octobre 2026 au Grand Rex de Lomé. Cette initiative portée par le maquilleur professionnel Dodji Kodjo Azimagli, connu sous le nom de Dodo, mise notamment sur le renforcement des compétences, l’expertise sanitaire et la reconnaissance des acteurs du secteur.

Faire de la beauté un secteur mieux structuré, où les compétences techniques s’accompagnent de connaissances en matière de santé et de développement professionnel. C’est l’ambition affichée par les initiateurs du MACOEC lors de la conférence de presse de lancement de cette première édition.

Au cours des échanges avec les professionnels des médias et les participants, plusieurs enjeux ont été soulevés, notamment la place des métiers de la beauté dans l’artisanat, les possibilités de formation continue et les perspectives offertes aux jeunes qui souhaitent évoluer dans ce domaine.

Pour les organisateurs, la coiffure, le maquillage et l’esthétique ne se limitent pas à des prestations commerciales. Ces activités reposent sur un savoir-faire manuel, de la créativité et une maîtrise technique qui méritent d’être davantage reconnus. Le projet entend ainsi contribuer à une meilleure valorisation des professionnels, y compris ceux qui ont consacré plusieurs années à leur métier.

La santé, une dimension essentielle

L’association de la beauté et de la santé constitue l’un des axes annoncés de cette initiative. Interrogés sur la participation des spécialistes de santé, les organisateurs ont indiqué que des dermatologues et d’autres professionnels du domaine médical sont prévus pour accompagner les activités.

Leur contribution doit permettre d’aborder différentes questions relatives aux soins de la peau, à l’hygiène et aux précautions nécessaires dans l’exercice des métiers de la beauté. Cette démarche vise à encourager des pratiques professionnelles davantage attentives au bien-être des clients.

Le programme annoncé prévoit également une place pour le développement personnel et le numérique. Au-delà des techniques de coiffure et de maquillage, les participants devraient ainsi être sensibilisés à la gestion de la clientèle, à la communication et à l’utilisation des outils digitaux pour mieux faire connaître leurs activités.

Des formations annoncées à Sokodé et à Aného

Dans le cadre de cette première édition, des sessions de formation sont prévues du 23 au 30 novembre 2026 à Sokodé et à Aného. Elles s’adresseront prioritairement aux professionnels qui exercent déjà dans le secteur et souhaitent approfondir leurs connaissances.

L’objectif est de leur permettre de perfectionner leurs techniques et de découvrir de nouvelles méthodes adaptées à l’évolution des métiers de la beauté. Les organisateurs entendent notamment favoriser le partage d’expériences et renforcer les compétences des participants.

Cette orientation répond également à une préoccupation exprimée lors de la conférence de presse : comment permettre aux professionnels de s’adapter aux nouvelles tendances et de tirer davantage parti des opportunités offertes par le numérique ?

La question de la formation des jeunes a aussi été évoquée. Les organisateurs ont précisé que les premières sessions cibleront surtout les personnes déjà engagées dans le métier, avec la perspective d’élargir progressivement les actions lors des prochaines éditions.

Des formations annoncées à Sokodé et à Aného

Au-delà des formations, le MACOEC prévoit une compétition destinée à mettre en valeur les compétences des acteurs de la beauté. Les modalités de présélection annoncées reposent notamment sur la présentation du savoir-faire des candidats à travers des vidéos, avant l’intervention d’un jury chargé de retenir les participants aux étapes suivantes.

Les organisateurs ont également annoncé des distinctions dans différentes catégories. Les récompenses et leurs montants restent toutefois tributaires des discussions avec les partenaires et doivent être précisés ultérieurement.

La soirée d’apothéose est annoncée pour le 9 janvier 2027. Elle devrait constituer le point culminant de cette première édition, avec la célébration des professionnels et la reconnaissance de leurs réalisations.

À travers le MACOEC, Dodji Kodjo Azimagli et son équipe ambitionnent de créer un cadre où formation, expertise et reconnaissance pourront contribuer à faire progresser les métiers de la beauté au Togo. Le défi sera désormais de concrétiser ces engagements et d’inscrire cette initiative dans la durée.

Justimo DOUBIDJI

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