Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a évoqué mercredi la possibilité d’un report de l’élection présidentielle prévue en 2028 si la situation sécuritaire dans l’est du pays ne s’améliore pas.
Lors d’une conférence de presse diffusée à la télévision nationale depuis Kinshasa, le chef de l’État congolais a estimé que l’organisation du scrutin pourrait devenir impossible tant que les combats se poursuivent dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, en proie aux violences du groupe armé M23.
« Si nous ne pouvons pas mettre fin à cette guerre, nous ne pourrons pas organiser les élections en 2028 », a déclaré Félix Tshisekedi, pointant du doigt le rôle du Rwanda qu’il accuse de soutenir les rebelles du M23.
Le président congolais, au pouvoir depuis 2019 et actuellement dans son second mandat, a également laissé entendre qu’une révision constitutionnelle pourrait être envisagée.
« Je n’ai pas sollicité de troisième mandat, mais si le peuple congolais le souhaite, j’accepterai », a-t-il affirmé, précisant que toute modification de la Constitution devrait passer par un référendum ou obtenir l’approbation du Parlement.
Ces déclarations suscitent déjà des réactions dans les rangs de l’opposition. Plusieurs figures politiques accusent le pouvoir de vouloir préparer le terrain à un maintien prolongé de Félix Tshisekedi à la tête du pays.
Aida Rachel KOUMONDJI (stagiaire)




