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Une épidémie d’hantavirus fait trois morts en Atlantique : ce qu’on en sait

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Une croisière d’expédition s’est transformée en espace de crise sanitaire majeure en plein océan Atlantique. Le navire MV Hondius, exploité par Oceanwide Expeditions, est actuellement au cœur d’un foyer présumé d’hantavirus qui a déjà causé la mort de trois passagers.

Trois décès et plusieurs cas suspects

Selon l’Organisation mondiale de la santé, au moins sept cas ont été identifiés à bord, dont deux confirmés et plusieurs autres suspects. Trois passagers (un couple néerlandais et un ressortissant allemand) ont succombé à la maladie, tandis qu’un autre patient a été hospitalisé dans un état critique.

Environ 150 personnes, passagers et membres d’équipage, se trouvent toujours à bord, placées sous surveillance sanitaire stricte.

Un virus rare mais potentiellement mortel

Le hantavirus est une infection rare généralement transmise par les rongeurs, pouvant provoquer de graves atteintes respiratoires. Son taux de mortalité peut atteindre environ 30 à 40 % dans certaines formes sévères.

La contamination humaine par le hantavirus survient généralement par inhalation de poussières ou d’aérosols contaminés par les excréments, l’urine ou la salive de rongeurs infectés.

Les experts s’interrogent toutefois sur le mode de transmission dans ce cas précis. Une contamination lors d’escales ou d’excursions est envisagée, mais la possibilité jugée comme rare d’une transmission interhumaine n’est pas totalement exclue.

« Il est important de rappeler que les hantavirus ne se transmettent pas d’une personne à l’autre, sauf dans des cas extrêmement rares, et uniquement pour un type spécifique appelé virus Andes, dans des situations de contact très étroit par exemple entre partenaires sexuels ou entre un patient hospitalisé et du personnel soignant », explique le Dr Liam Brierley du Centre de recherche sur les virus MRC–Université de Glasgow (Royaume-Uni).

Navire bloqué et mesures d’urgence

Le bateau est resté immobilisé au large du Cap-Vert, les autorités locales ayant refusé son accostage par précaution sanitaire.

Face à la situation, des mesures strictes ont été mises en place : isolement des passagers, surveillance médicale continue et évacuations sanitaires des cas graves.

Après plusieurs jours d’incertitude, l’Espagne a finalement accepté que le navire accoste aux îles Canaries afin de permettre la prise en charge médicale et le rapatriement des passagers.

Qu’en est-il du traitement ?

Il n’existe à ce jour aucun traitement spécifique ni guérison contre le hantavirus. La prise en charge repose principalement sur des soins de soutien. Une intervention précoce peut toutefois améliorer les chances de survie, notamment grâce à l’oxygénothérapie, à la ventilation mécanique ou, dans certains cas, à la dialyse.

Aucun vaccin largement accessible n’est disponible à l’échelle mondiale. Des vaccins inactivés ciblant les virus Hantaan et Séoul (responsables de la fièvre hémorragique avec syndrome rénal ) sont utilisés en Chine et en Corée du Sud, mais leur efficacité demeure incertaine. Par ailleurs, aucun vaccin n’est homologué pour toutes les formes de la maladie, en particulier le syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH).

Une crise sous haute surveillance

Cet épisode rappelle la vulnérabilité des navires de croisière face aux maladies infectieuses, dans des environnements confinés et isolés. L’enquête se poursuit pour déterminer l’origine exacte de l’épidémie et éviter toute propagation.

Les prochaines heures seront décisives, notamment avec l’arrivée du navire aux Canaries, où les passagers devraient être testés, traités et progressivement rapatriés.

À ce stade, les autorités sanitaires se veulent rassurantes. Le risque pour le grand public est jugé faible. « Il n’y a pas lieu de paniquer ni d’imposer des restrictions de voyage », a déclaré Hans Kluge, directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé pour l’Europe.

Comme le souligne l’institut GAVI, à l’échelle mondiale, on estime entre 100 000 et 200 000 le nombre d’infections à hantavirus chaque année. La majorité des cas est enregistrée en Asie, en particulier en Chine. Ils surviennent le plus souvent de manière isolée ou sous forme de petits foyers, généralement associés à un contact avec des rongeurs infectés.

Lire aussi : Le Rwanda admet sa collaboration avec l’AFC/M23

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