Les compagnies aériennes nigérianes annoncent la suspension de leurs vols à compter du 20 avril 2026, invoquant la hausse du prix du carburant d’aviation et ce qu’elles qualifient de prix abusifs pratiqués par les distributeurs de carburant.
La décision, susceptible de perturber le trafic aérien à l’échelle nationale, a été communiquée dans une lettre datée du 14 avril par le président de l’Association des opérateurs de compagnies aériennes du Nigeria, Abdulmunaf Sarina.
La flambée des prix du carburant met les compagnies aériennes au bord du gouffre.
Les opérateurs du secteur affirment que le coût du carburant Jet A1 a atteint des niveaux insoutenables, rendant de plus en plus difficile le maintien des opérations quotidiennes.
Les dépenses en carburant représentent une part importante des coûts des compagnies aériennes, et la volatilité persistante des prix exerce une forte pression financière sur les transporteurs qui doivent déjà composer avec des marges réduites.
Les compagnies aériennes accusent les fournisseurs de carburant d’imposer des prix arbitraires, aggravant ainsi la crise. Elles préviennent que, sans intervention immédiate, de nombreux opérateurs pourraient cesser leurs activités.
Risque de perturbation à l’échelle nationale
Si la suspension prévue est mise en œuvre, elle pourrait avoir des conséquences importantes. Les vols intérieurs au Nigéria pourraient être cloués au sol, affectant le transport de passagers, le fret et la logistique urgente.
Les entreprises qui dépendent du transport aérien, notamment le commerce et le tourisme, seront également susceptibles d’en ressentir les effets.
Appels à une action gouvernementale urgente
Les acteurs du secteur aéronautique exhortent le gouvernement à intervenir en prenant des mesures pour stabiliser les prix du carburant ou apporter un soutien au secteur.
Outre le coût du carburant, le secteur est également confronté à des pénuries de devises étrangères, à des frais d’entretien élevés et à des problèmes d’infrastructure.
Pour l’instant, aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part des autorités de régulation ou des distributeurs de carburant. Les analystes préviennent qu’un arrêt prolongé pourrait avoir des répercussions économiques majeures sur la première économie africaine.
Avec Reuters
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