Face à la crise énergétique, le gouvernement ghanéen a franchi un nouveau cap. À l’issue d’une réunion d’urgence du Conseil des ministres de ce 9 avril , le président John Dramani Mahama a décidé de supprimer totalement les indemnités et allocations de carburant accordées aux ministres et aux hauts responsables de l’État.
Cette mesure, qualifiée de « non négociable » par les autorités, s’inscrit dans un contexte de flambée des prix du carburant. Elle est directement liée notamment aux tensions géopolitiques internationales et aux perturbations de l’approvisionnement mondial en pétrole.
Selon le ministre chargé de la Communication gouvernementale, cette décision vise à montrer l’exemple au sommet de l’État, en mettant fin à l’utilisation de ressources publiques pour des dépenses jugées non essentielles. Elle traduit également une volonté de renforcer la discipline budgétaire au sein de l’exécutif.
Au-delà de cette suppression, le gouvernement a annoncé une série de mesures complémentaires pour soulager les populations. Parmi elles figurent la réduction temporaire de certaines taxes sur les produits pétroliers, afin de faire baisser les prix à la pompe dès les prochaines semaines.
Par ailleurs, les autorités ont décidé d’accélérer le déploiement de bus publics sur les axes les plus fréquentés, afin d’offrir une alternative de transport moins coûteuse aux citoyens affectés par la hausse des tarifs.
Cette stratégie globale vise à atténuer les effets de la crise énergétique sur le coût de la vie, notamment dans les secteurs du transport et de l’alimentation, fortement dépendants du prix du carburant.
Au-delà de la population, les dirigeants sont aussi appelés à serrer un peu la ceinture.
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