La situation sécuritaire dans le nord-est du Nigeria connaît une nouvelle dégradation marquée par une série d’attaques meurtrières visant les forces armées dans l’État de Borno.
Ces violences, attribuées à des groupes jihadistes, ont coûté la vie à plusieurs officiers de haut rang et relancent les inquiétudes sur la stabilité de la région.
Des attaques ciblées contre l’armée
Ce lundi 13 avril ,un coup dur a été porté à l’armée nigériane avec la mort du colonel IA Muhammad. L’officier a été tué dans une embuscade à Monguno alors qu’il se rendait en renfort vers une position attaquée.
Selon APANEWS ,cet incident intervient quelques jours seulement après une autre attaque d’envergure survenue le 9 avril à Benisheikh. Le général Oseni Braimah, commandant de la 29ᵉ Brigade de l’opération HADIN KAI, y a trouvé la mort lors d’un assaut attribué à des combattants de l’Islamic State West Africa Province (ISWAP).
Face à la multiplication des informations relayées par les médias et sur les réseaux sociaux, le commandement militaire nigérian a rapidement réagi. Dans un communiqué publié le 10 avril, le quartier général de l’opération HADIN KAI a dénoncé des bilans jugés « faux, trompeurs et exagérés ».
L’armée conteste notamment les chiffres évoquant un nombre élevé de soldats tués, affirmant que le bilan officiel fait état de deux officiers et deux soldats morts lors de l’attaque de Benisheikh.
Elle rejette également les informations sur une supposée défaillance du véhicule du commandant, précisant qu’il se trouvait à bord d’un véhicule blindé résistant aux mines.
Les autorités militaires accusent par ailleurs certains contenus diffusés en ligne d’être sortis de leur contexte, contribuant à alimenter la confusion au sein de l’opinion publique.
Cette série d’attaques illustre une intensification des opérations menées par les groupes armés actifs dans la région, notamment Boko Haram et sa faction rivale ISWAP.
Aida Rachel KOUMONDJI(stagiaire)



