Deviens membre !

Nous vous enverrons au moins deux (2) par semaines des nouvelles et opportunités

― Advertisement ―

spot_img
AccueilAfriqueL'Architecture au Service de la Mémoire : quand le Djidji Ayokwe inspire...

L’Architecture au Service de la Mémoire : quand le Djidji Ayokwe inspire Chigata Coulibaly

spot_img

L’architecture africaine contemporaine vient de trouver l’un de ses plus fiers ambassadeurs. Alors que la Côte d’Ivoire célébrait, le 16 mars 2026, le retour historique du Djidji Ayokwe sur sa terre natale, un jeune ivoirien, Chigata Coulibaly, avait déjà anticipé ce dialogue entre patrimoine et modernité à travers un projet visionnaire.

L’étudiant Chigata recevant une reconnaissance des mains du ministre de l’enseignement supérieur d’alors, Kanka-Malick Natchaba

Un Symbole Sacré Devenu Infrastructure

En juillet 2025, alors étudiant à la prestigieuse EAMAU (École Africaine des Métiers de l’Architecture et de l’Urbanisme) de Lomé, Chigata Coulibaly présentait son mémoire de fin d’études. Son défi ? Concevoir un pôle d’échange intermodal à Abidjan.

Loin des structures froides et standardisées, le jeune architecte a puisé son inspiration dans les entrailles de l’histoire Atchan (Ebrié). Son projet est une métaphore architecturale du Djidji Ayokwe, le tambour parleur sacré, autrefois utilisé pour alerter les populations et aujourd’hui symbole de la résistance coloniale.

Innovation et Distinction

En intégrant les motifs traditionnels et la figure de la panthère — symbole de force et d’autorité — Chigata a imaginé un carrefour fluide où se rencontrent la mobilité terrestre et lagunaire.
Cette approche audacieuse lui a valu une reconnaissance exceptionnelle au sein de l’EAMAU :

  • Major de sa promotion (Meilleur élève).
  • Prix de l’Innovation Architecturale.

De Lomé à Paris : Une Ascension Continue

À seulement 23 ans, le travail de Chigata Coulibaly prouve que l’innovation ne consiste pas à oublier le passé, mais à s’en servir comme socle pour bâtir l’avenir.

Après son succès au Togo, Chigata poursuit aujourd’hui son perfectionnement en France. Admis à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-Belleville, il y prépare un Diplôme de Spécialisation et d’Approfondissement (DSA) en projet urbain.

Alors que les restes du patrimoine africain regagnent progressivement le continent, des talents comme Chigata Coulibaly s’assurent que ces objets ne restent pas uniquement dans les musées, mais qu’ils fassent partie du paysage urbain.

Avec Page Facebook Edith Brou Bleu

Lire aussi : Concours d’entrée à l’EAMAU : cap sur la session 2026

Articles simailaires