Les États-Unis sont sur le point de tomber d’accord avec les autorités militaires du Mali pour reprendre leurs opérations de renseignement ciblant les djihadistes, notamment du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda.
L’information a été obtenue par l’agence Reuters auprès d’un ancien responsable américain et d’un autre toujours en fonction.
Le 27 février dernier, Washington a amorcé un premier geste d’ouverture, selon les sources. Les États-Unis ont levé les sanctions visant le ministre malien de la Défense ainsi que plusieurs hauts responsables, soupçonnés de liens avec des mercenaires russes. Cette décision constituait une demande clé de Bamako pour engager un réchauffement des relations, d’après des sources américaines.
Plus tôtv2 février 2026, les États-Unis ont envoyé leur chef du Bureau des affaires africaines Nick Checker à Bamako. Un pas de plus pour Washington qui cherche à obtenir la permission d’organiser des missions aériennes de renseignement en survolant les vastes terrains du pays où les djihadistes ont gagné du terrain, toujours selon les deux sources américaines.
Les États-Unis ont donc un double intérêt à renouer avec les États du Sahel : contenir la menace terroriste dans la région et éviter de laisser la Russie seule au soutien des gouvernements militaires. D’après la BBC, contrairement à la CEDEAO, à la France, à l’Union européenne et à l’administration Biden, la Maison Blanche actuelle ne considère pas la présence militaire russe comme une menace pour la stabilité régionale ni pour les droits humains.
Depuis 2005, le Mali fait face à une guerre asymétrique imposée par des groupes djihadistes.
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