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Tchad : quatre officiers tués dans une embuscade dans le Borkou

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Une embuscade attribuée à des coupeurs de route a coûté la vie à quatre officiers de l’armée dans la province du Borkou, dans l’extrême nord du Tchad, selon des sources sécuritaires et locales concordantes.

Les faits se sont déroulés dans la nuit de mardi à mercredi sur l’axe reliant Faya à Kouba Oulanga. D’après les premières informations, des individus armés ont tendu une embuscade au cours de laquelle un chauffeur d’une agence de voyage a été abattu. L’attaque a rapidement provoqué une vive tension dans la zone, déjà réputée sensible en raison des activités récurrentes de coupeurs de route.

Dans la matinée de mercredi, un affrontement a éclaté entre les assaillants présumés et des proches de la victime. La situation a nécessité l’intervention d’unités de l’armée basées à Faya-Largeau, chef-lieu de la province du Borkou.

Selon un bilan, quatre officiers ont été tués lors des combats, parmi lesquels le commandant de la légion de la Gendarmerie et son homologue de la Garde nationale et nomade du Tchad. Du côté des assaillants, trois auraient été neutralisés et un autre capturé.

Dans la foulée de ces événements, le gouverneur de la province du Borkou, le général Djimta Ben Dergon, a été suspendu par sa hiérarchie. Le ministre de l’Administration du territoire, Limane Mahamat, lui reprocherait notamment un « refus de prendre ses responsabilités », selon des sources administratives.
Cette décision intervient dans un contexte où les autorités tchadiennes tentent de renforcer la lutte contre l’insécurité dans les zones désertiques du nord, souvent confrontées à des attaques de bandes armées ciblant voyageurs et transporteurs.

La province du Borkou, vaste territoire saharien, est régulièrement le théâtre d’actes de banditisme armé. Les axes routiers reliant les localités isolées constituent des cibles privilégiées pour des groupes opérant dans des zones difficiles d’accès.

Ce nouvel épisode meurtrier relance le débat sur les moyens sécuritaires déployés dans l’extrême nord du pays et sur la coordination entre autorités administratives et forces de défense.

Une enquête serait en cours afin d’établir les circonstances exactes de l’attaque et d’identifier d’éventuels complices.

Aida Rachel KOUMONDJI (stagiaire)

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