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Cinq avortements en deux ans : le récit bouleversant d’une jeune femme sur les dérives du matérialisme

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Parfois, le prix de l’apparence est plus lourd que ce que l’âme peut porter. Derrière les sourires affichés et le confort matériel, se cachent des blessures que le luxe ne peut panser. Même pas un peu ! C’est le récit d’une vie marquée par des choix irréversibles : celui d’une jeune femme qui, en deux ans, a sacrifié sa paix intérieure sur l’autel du matériel.

Voici son témoignage sans filtre mais glaçant, entre regrets profonds et prise de conscience brutale :

Je m’appelle Armelle, je vis à Cotonou et je suis titulaire d’une Licence en marketing et communication obtenue dans une école privée très connue du pays.

Après mon premier stage, les conditions de vie étaient tellement difficiles que j’ai décidé de chercher un vrai emploi. Je voulais travailler honnêtement, sans me livrer comme certaines filles le font pour de l’argent. C’est ainsi que je suis tombée sur une entreprise de la place, une entreprise qui allait devenir la pire expérience de ma vie.

Le patron s’était montré très intéressé par mon profil et m’avait engagée. Mais derrière cette apparente bienveillance, il cachait d’autres intentions. Il s’est d’abord présenté comme un bienfaiteur : il m’a changé de résidence et m’a nommée responsable communication de son entreprise.

Je gagnais 145 000 FCFA par mois, j’étais bien logée, dans de très bonnes conditions mais ma joie n’a pas duré.

Quelques mois plus tard, le bienfaiteur s’est transformé en monstre. Cinq mois après mon embauche, il m’avait déjà manipulée psychologiquement.

Moi, la fille simple qui pouvait vivre avec 30 000 FCFA par mois, je ne pouvais plus tenir avec 100 000. Moi qui n’aimais pas les boîtes de nuit, j’avais commencé à en fréquenter.
Moi qui dormais autrefois dans une petite chambre, je vivais désormais dans un bel appartement tout équipé.

J’avais pris goût à ce nouveau confort, et j’ai fini par me dire : si c’est juste le sexe qu’il faut donner pour garder cette vie, alors je le ferai.

Et c’est ainsi que je suis devenue la maîtresse du patron. Nous couchions ensemble très souvent, et je gagnais aussi de l’argent.
En deux ans, il m’a fait avorter cinq fois.

Son argument principal était que l’État autorisait désormais l’avortement, et il avait des amis médecins dans un hôpital de la place qui s’en occupaient. Au début, je ne réalisais pas le danger, car l’opération ne durait même pas dix minutes.
Je me disais : si c’est juste ça qu’il faut pour continuer à vivre ainsi, alors allons-y.

Mais deux ans plus tard, ma santé a commencé à se dégrader. J’étais souvent malade, victime de crises à répétition, et hospitalisée presque chaque mois. Mon patron a alors décidé d’arrêter de s’occuper de moi.
Il m’a demandé de quitter la résidence qu’il m’avait offerte et m’a laissée à mon sort, tout en refusant de me renvoyer officiellement de l’entreprise.

J’ai loué un logement par moi-même, je me suis soignée et j’ai repris le travail.
Mais dès qu’il a constaté que j’allais mieux, il a recommencé à me harceler.

Cette fois, j’ai résisté. J’ai supporté encore quelque temps pour économiser et ouvrir ma propre boutique, puis j’ai quitté son entreprise.

Aujourd’hui, j’ai mon activité à moi. Mais lors de ma dernière consultation, le médecin m’a annoncé que mes chances de concevoir un enfant sont très faibles.

J’ai compris que j’avais sacrifié ma vie et détruit mon utérus pour le matériel.

Je n’avais rien demandé à personne. Je voulais juste vivre honnêtement, sans me vendre. Je voulais être différente, mais j’ai fini par être pire.

Tout ça, à cause de l’amour de l’argent et de la ruse de certains employeurs.

Je veux à travers mon histoire sensibiliser mes sœurs. Mes chères filles, vous ne méritez pas d’être traitées comme des objets sexuels par des hommes mariés ou puissants. Être « deuxième bureau » à cause de l’argent n’est pas une destinée.

Soyez patientes, croyez en vos capacités et avancez pas à pas. Le monde est dur, mais votre dignité vaut plus que tout l’or du monde.
Quand vous tombez dans ces pièges, personne ne vous voit, mais votre avenir, lui, en subit les conséquences.

Que Dieu vous aide et vous garde.

Source : page Facebook de Austin Adissolag AYENAN

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